Dirait-on d’un Ministre qu’il est « capricieux » ?

Je soutiens totalement la démarche du MJS Vendée qui dénonce à juste titre les propos du Président UMP du Conseil général de la Vendée, Bruno Retailleau, à l’encontre de la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal.

Je vous rapporte les propos des Jeunes Socialistes de Vendée ci-dessous :

« Nous tenions à dénoncer les propos à caractère sexiste de Bruno Retailleau, président du CG de Vendée à l’encontre de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Quelles que soient les positions des uns et des autres concernant l’A831, toutes les opinions doivent être entendues et écoutées dans un débat d’idées. Ces insultes ne sont pas dignes d’un élu de la République. »

Et l’article de Ouest France sur le sujet :

[Presse] Session du Conseil général de Vendée : élevons le débat

[Retrouvez ci-dessous ma réaction suite à la session du Conseil général de la Vendée ce mercredi ]

Le Président du Conseil général de la Vendée s’est livré hier soir à un exercice dont il est coutumier : l’autocongratulation.

Cet exercice de style théâtral n’a pas manqué de faire réagir la Vice-présidente du Conseil régional, Maï Haeffelin, qui représentait le Président Jacques Auxiette. «Comme Bruno Retailleau, j’aime mon département. Pour autant, il ne faut pas confondre le département avec le Conseil général : en effet, si les Conseils généraux disparaissent en 2020, le département vendéen ne disparaitra pas ! Aucune identité ne sera remise en cause, qu’elle soit vendéenne, bretonne ou basque ! ».

Après cette grande cérémonie à la gloire du Président du Conseil général, on ne peut que s’interroger sur un discours qui consiste à vouloir conserver, à tout prix, le Conseil général, alors qu’il ne devrait s’agir que de vouloir rendre plus efficace l’action publique. « À aucun moment le Président du Conseil général n’a prononcé les mots « Pays de la Loire »… Visiblement, seule la Vendée l’intéresse. Pourtant la Vendée profite aussi de la dynamique de la région et en particulier le nord Vendée par l’attractivité économique de Nantes. »

La Vendée vivra, mais elle ne vivra pas seule ! Alors, à quel jeu le Sénateur-Président joue-t-il ? Présent le 13 mai lors de la session extraordinaire du Conseil régional, il a été témoin du message porté par les acteurs socio-économiques du territoire : préserver le territoire régional où les dynamiques sont réelles et vertueuses et que seul une fusion avec la Bretagne permettrait d’amplifier cette dynamique » poursuit-elle.

« Pourquoi, en tant que parlementaire et alors que le débat sur la réforme territoriale est engagé, ne soutient-il pas la fusion des régions Bretagne et Pays de la Loire quand les rumeurs d’une fusion avec le Centre sont toujours d’actualité ? » conclut Mai Haeffelin.

 

Sénatoriales en Vendée : la campagne est lancée

Moins connu que sa petite sœur l’Assemblée nationale, le Sénat joue également un rôle clé dans le débat parlementaire et le vote des lois. Vous ne le savez peut-être pas mais les Sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, c’est-à-dire par un collège de « grands électeurs », notamment vos élus locaux, mais aussi vos députés. 178 Sénateurs seront ainsi élus en septembre sur les 348 élus que compte le Sénat.

Parce que j’ai toujours considéré que quand on veut changer les choses, il ne faut pas rester passif, mais agir, et monter au front,  j’ai souhaité m’engager sur la liste portée par le PS en Vendée pour porter les couleurs de notre territoire.

Je vous copie colle ci-dessous l’article publié par Ouest France, concernant les sénatoriales en Vendée, qui résume notre démarche commune :

 

Sénatoriales en Vendée. Le PS renouvelle et rajeunit

Stéphane Ibarra conduira une liste de moins de 40 ans de moyenne d’âge. Après la lourde défaite des municipales, les socialistes veulent faire émerger de nouveaux visages.

Tourner la page des municipales. Trois mois après une défaite aussi lourde qu’historique, le Parti socialiste profite des élections sénatoriales pour rajeunir et renouveler.

Mercredi soir, les militants des 24 sections vendéennes ont approuvé à 83 % la liste conduite par Stéphane Ibarra. Ancien adjoint, cet enseignant de 42 ans, proche de la députée Sylviane Bulteau, dirige la section yonnaise.

Il fera équipe avec Cécile Dreure, adjointe à Dompierre-sur-Yon, dans la couronne yonnaise. Denis La Mache, 44 ans, réélu pour un second mandat à Saint-Sigismond, portera la voix du sud Vendée.

Le bocage sera représenté par Maï Haffelin, 37 ans, vice-présidente de la Région. Anthony Pitalier, 28 ans, tête de liste aux dernières municipales à Château-d’Olonne incarnera le littoral. « On a veillé à un équilibre géographique, prenant en compte toutes les réalités de la Vendée », commente Sylviane Bulteau, première secrétaire fédérale.

« On a changé de logiciel »

En perdant les élections municipales, le PS a obéré les chances que lui offrait un scrutin de liste, à la proportionnelle. Dans cette élection indirecte, il ne pourra plus compter sur les réservoirs de voix apportés par les villes de Fontenay, La Roche ou Saint-Hilaire-de-Riez. « Oui, ça sera difficile, reconnaît Stéphane Ibarra. Mais c’est aussi l’occasion de montrer que le PS a des ressources. Et qu’il a changé de logiciel. »

Le conseil fédéral avait préparé le terrain au changement, dressant le profil de candidats « jeunes et expérimentés ». Pierre Regnault, qui nourrissait des ambitions avant de perdre la mairie de La Roche, s’est ainsi retiré de la course. « On fait émerger une génération en devenir, explique Sylviane Bulteau. C’était l’un des messages des municipales, mais aussi des législatives. Et cela correspond à une demande de nos militants. »

La liste ne traduit pas toutes les sensibilités du PS, se passant des représentants de l’aile gauche du parti. « Dans une période où il faut se serrer les coudes, il y a une unité dans la représentation, assume Sylviane Bulteau. La loyauté au gouvernement n’empêche pas le débat en interne. » Il a d’ailleurs eu lieu lors du conseil fédéral. « Par rapport à nos militants, ce n’était pas le moment de présenter une autre liste », déclare un militant, soucieux d’apaisement.

Les candidats disposent de trois mois pour convaincre les 1 700 grands électeurs de favoriser « une alternative » en Vendée. « L’opposition systématique et stérile de la droite au gouvernement ne fait pas avancer les dossiers », affirme Sylviane Bulteau. En plein débat sur la réforme territoriale, les représentants de la majorité parlementaire devront, aussi, faire de la pédagogie. « On démontrera que cette réforme n’est pas contre les élus, mais qu’il s’agit d’un encouragement à mutualiser davantage. On veut être constructifs. Et proposer aux élus plusieurs voix pour porter leurs dossiers. »

 

Municipales à Montaigu

Hier soir, Antoine Chéreau a été réélu. L’équipe d’Aimé Oertel, dont je fais partie, a recueilli 28.26 % de voix.

J’ai pleine confiance en Aimé et les autres élus d’« Ensemble pour Montaigu » pour porter au sein du Conseil municipal, les idées que nous partageons collectivement . Etre dans l’opposition ne veut pas dire ne rien faire. Fidèles à nos valeurs, nous continuerons à défendre ce que nous jugeons juste et nécessaire pour les Montacutains et pour l’avenir de Montaigu.

Je m’interroge sur l’abstention élevée à Montaigu, 36.20% et même plus de 40% dans le bureau de vote populaire de Jules Verne. Les électeurs se sont peu mobilisés. Ras-le-bol, colère, frustration… ils ont exprimé tout cela en s’abstenant de voter. J’entends leur mécontentement.

Lors des municipales, nous décidons de la manière dont va être gérée votre ville pendant 6 ans. C’est notre quotidien, notre avenir à Montaigu qui est en jeu. Et je m’inquiète forcément quand je vois par exemple le manque d’entretien, des salles de sports à la voirie, ou encore l’absence de politique volontariste pour permettre au jeunes ménages de trouver un logement abordable qui leur permettrait de rester vivre sur Montaigu…..

Notre volonté de transformer Montaigu avec « Ensemble pour Montaigu », d’impulser une nouvelle dynamique reste intacte.

 

« Ensemble pour Montaigu » : jouons collectif pour l’avenir de notre ville

Dans 14 jours, vous vous rendrez aux urnes pour le 1er tour des élections municipales. A Montaigu, Aimé Oertel conduit la liste sans étiquette « Ensemble pour Montaigu » ; liste dont je fais partie en tant que citoyenne. Je n’y serai pas en position éligible. Vous connaissez ma position sur le cumul des mandats et la première des personnes à laquelle cela s’applique, c’est moi-même.

Ma présence dans l’équipe d’Aimé Oertel a cependant un sens.

Dans tout ce que je fais au quotidien, tant d’un point de vue professionnel  que dans le cadre de mon mandat au Conseil régional, j’ai à cœur de promouvoir l’engagement. Plus nous serons nombreux à nous engager, à être acteur de la chose publique, et plus les décisions prises seront légitimes et pertinentes, au plus proche des besoins, et surtout représentatives de la diversité de la société.

Je soutiens la démarche d’Aimé Oertel, sa vision pour Montaigu, salue l’homme et ses valeurs, et suis fière du projet de « Ensemble pour Montaigu ».

Ce projet, c’est avant tout le projet des Montacutaines et des Montacutains pour notre ville ! Son élaboration s’est appuyée sur un dialogue constant avec les habitants et toutes les forces vives de Montaigu.

Ce projet est à l’image de l’équipe « Ensemble pour Montaigu », riche de la diversité de ses membres, de leurs nombreuses compétences et de leurs valeurs. « Ensemble pour Montaigu », c’est l’union de Montacutaines et de Montacutains attaché-e-s à leur ville et qui partagent une envie, celle d’agir pour Montaigu.

Nous sommes d’horizons divers, tant professionnels que militants, cela nourrit  notre attachement commun au collectif et notre volonté d’apporter un nouveau souffle à notre ville.

C’est cet esprit collectif, cette envie d’agir, cette volonté de changer les choses ensemble à Montaigu que je vous invite à rejoindre pour donner à notre commune un nouvel élan !

article aimé oertel 1

Article paru dans Ouest France

article aimé oertel 2

Article paru dans Ouest France

[Communiqué de presse] La réforme des rythmes scolaires ne se résume pas à l’argument financier.

La décision du Conseil Municipal de Montaigu de voter une motion pour repousser la réforme des rythmes scolaires est dénuée de bon sens tant nos enfants méritent mieux qu’un simple débat de gestionnaires. Dans son intervention, M. le Maire a déclaré que « Le sujet est d’importance. On parle des enfants et de leurs intérêts ». Or, le principal argument avancé est financier – 50 000 € par an pour 358 enfants. Les intérêts évoqués sont-ils vraiment ceux des enfants ? L’une des compétences d’une municipalité n’est-elle pas de mettre en œuvre un projet éducatif local soucieux des temps éducatifs et du respect du rythme des enfants ? Celui-ci manque à l’appel !

Au moment où les résultats de l’enquête PISA (OF du 4 décembre 2013), indiquent qu’en France 20 % des élèves de 15 ans sont en difficulté et que notre système avantage ceux qui réussissent, nous pouvons améliorer la situation en appliquant une réforme qui bénéficiera à tous les enfants. Elle doit leur permettre d’exercer une activité extra-scolaire, quelle que soit leur situation. Depuis le début du mandat, rien n’a été pensé dans l’intérêt des enfants, rien n’a été prévu pour mettre en œuvre la réforme. Invoquer seulement les contraintes budgétaires de la ville me paraît limité quand tant de projets financiers très lourds ont été porté et vont endetter la commune sur plusieurs décennies.

Les enfants sont-ils réellement au centre de la réflexion ? Pour Montaigu, le coût de la réforme serait de 140 € par enfant et par an, sans compter l’aide de l’Etat. A titre de comparaison, M. le Maire, Président de la communauté de communes, peut-il aussi donner le coût par enfant de l’école de musique ? Face aux 3.15 millions d’euros investis dans la rénovation de la salle des fêtes (soit 63 années de fonctionnement des rythmes scolaires !), l’argument paraît peu évident…. Et difficilement acceptable !

Tout est question de priorités. Tout est question de choix politique. Maintenir un niveau de services publics performant et pour tous les citoyens sans distinction, voilà une ambition pour notre ville !

Ecole Jules-Verne de Montaigu : 28 jours d’occupation

Et oui cela s’est passé près de chez moi.

Je n’ai pas voulu en parler plus tôt car je ne voulais pas mélanger les genres entre vie publique et vie privée. Parce que cette école est celle de mes enfants. Mais cette expérience, ce combat restera bien évidement un moment fort de ma vie de mère, de citoyenne qui font de moi l’élue que je suis.

Une école comme les autres : à Montaigu, école maternelle publique avec 62 enfants, dont 10 de moins de 3 ans.

Une école avec des particularités : 5 enfants en situation de handicap, plusieurs élèves dont le français n’est pas la langue maternelle.

Et une décision incompréhensible : la fermeture d’une classe ! Parce que seuls 6 enfants de moins de 3 ans sont comptabilisés.

Le bilan est simple : 2 classes avec 31 élèves comportant chacune 2 ou 3 élèves en situation de handicap.

Et l’avenir compliqué : dans ces conditions impossible d’accueillir des enfants en cours d’année, donc d’espérer la réouverture l’année prochaine !

Impossible pour nous parents d’accepter un tel constat la semaine de la rentrée. Alors l’occupation s’organise : pétition, mise en place des tentes, planning pour se relayer dans l’école, défilé dans les rues de Montaigu….

Il aura fallu 28 jours d’occupation jours et nuits, des actions hebdomadaires et toujours pacifiques : la mise en vente sur internet de la salle de classe et du mobilier, la fermeture par des bâches de l’inspection académique…. 28 jours pour que nous soyons entendu et qu’une solution pérenne soit proposée pour cette école. Pas la réouverture de classe mais une proposition viable : un enseignant le matin pour l’école maternelle et l’après-midi il ou elle aura en charge de monter un dossier pour accéder au programme plus de maître que de classe.

Beaucoup de temps passé, d’énergie dépensée. Le mois de septembre a été bouleversée, nous sommes nombreux à y avoir consacré tout notre temps libre. Plus de vie de famille mais une belle aventure humaine. L’éducation nationale aura au moins contribué à faire naître une réelle complicité, entre les parents mais aussi avec tous ces enfants pour lesquels nous nous sommes battus.

L’école garanti l’avenir de nos enfants. Une école qui doit réduire les inégalités et non les aggraver comme actuellement.  L’école du XXIeme siècle reste à inventer et cela aura un cout. Il va falloir innover : c’est aussi le sens de la révision des rythmes scolaires en primaire. Cette réforme qu’il faudra poursuivre et j’appelle de mes vœux une rénovation du collège qui n’a pas bougé depuis 40 ans !

Non, la Vendée ce n’est pas uniquement les menaces et les drapeaux en tête des manif anti mariage pour tous.

Suite aux menaces reçues par Sylviane et Hugues, je ne pouvais pas rester passive. Ils ont été élus démocratiquement et sont légitimes. Nous ne pouvons laisser le champs libre aux extrémistes qui abiment l’image de la Vendée.
c’est pourquoi nous avons fait parvenir un communiqué à la presse locale :

Le 18 avril 2013,

Stop au déferlement de haine !

Mercredi, deux de nos anciens collègues du Conseil régional des Pays de la Loire devenus Députés de la République, ont reçu des menaces. Leur crime ? Vouloir l’égalité des droits pour tous en votant la loi pour l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe.

Nous, élus régionaux représentant la Vendée, nous apportons notre soutien à Sylviane Bulteau et Hugues Fourage Nous, élus régionaux représentant la Vendée nous refusons ce déferlement de haine à l’encontre de nos concitoyens. Nous, élus régionaux représentant la Vendée nous condamnons fermement tous ces actes inacceptables. Nous, élus régionaux de la gauche vendéenne nous soutenons le projet de loi de mariage pour tous.

Maï Haeffelin
Vice-présidente du Conseil régional
Joël Soulard
Conseiller régional
Nicole Guérin
Conseillère régionale
Stéphane Frimaudeau
Conseiller régional
Dominique Prouteau
Conseillère régionale

L’intérêt de nos enfants ne répond pas une logique comptable !

« Il y a des arguments légitimes et il y a des arguments de mauvaise foi » : avancer les soi-disant 7% d’augmentation d’impôts dans la commune de Montaigu, est un argument purement électoraliste qui ne répond aucunement à l’intérêt de l’enfant.

Parlons chiffres mais parlons bien !

En France, chaque enfant est scolarisé seulement 144 jours contre 187 en moyenne en Europe. Il y a en moyenne 150 000 enfants par an, qui sortent du système scolaire sans qualification. La France est en 29e position des pays de l’OCDE des plus faibles niveaux de lecture en CM1. Il y a urgence à agir, et c’est dans ce sens que le Ministre Vincent Peillon propose une réforme ambitieuse et courageuse que chacun devrait pouvoir s’approprier au lieu d’avoir uniquement des considérations financières.

Oui, les journées scolaires des enfants sont trop longues et nuisent à la qualité des apprentissages. Oui, il s’agit d’agir collectivement au nom de l’intérêt de l’enfant, en concertation avec les associations, l’équipe éducative, les parents d’élèves, les communes qui deviennent indispensable en matière de politiques éducatives…Ce n’est pas une réforme de façade ni une réforme pansement !

Oui cette réforme aura un coût pour les communes.

Oui cette réforme répond à une urgence éducative.

Oui cette réforme va inscrire les Projet Éducatifs Territoriaux dans les textes et inciter les maires à piloter une véritable politique éducative cohérente. Il est temps d’assumer nos responsabilités et d’agir pour l’intérêt collectif de nos enfants. Il en va de leur avenir !

Le but ultime de cette réforme est la lutte contre l’échec scolaire pour permettre à chacun de vivre dignement et sereinement sa vie d’adulte. C’est notre seule et unique motivation.

 

Rythmes scolaires : Travailler collectivement à l’ambition d’un nouveau modèle éducatif

Dans les colonnes de Ouest-France, M. Chéreau dénonce mon supposé éloignement des problèmes de l’école : je ne peux laisser cette attaque personnelle sans réponse. Au contraire, toutes les facettes de mon quotidien m’impliquent dans les questions éducatives.

Dans un premier temps, en tant que parent d’élèves scolarisés dans une école publique de Montaigu, je vois le dévouement des équipes pédagogiques. Je constate la fatigue des élèves après des journées trop chargées. Il faut urgemment, je le redis, mettre en place de nouveaux rythmes plus propices à l’apprentissage.

Deuxièmement, je me refuse à être une professionnelle de la politique, et à ce titre je continue d’exercer mon métier d’enseignante au collège Jules Ferry de Montaigu. Je fais cours chaque semaine à 160 élèves de la 6ème à la 3ème : Non, M Chéreau, le respect et la discipline, bien qu’indispensables, ne peuvent suffire pour assurer la réussite de tous.

Enfin, en tant que Vice-présidente du Conseil Régional, je suis en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Mon objectif prioritaire pour la formation est de faire accéder à des études supérieures un plus grand nombre de Ligériens et cela se joue très tôt dans la scolarité.

M. Chéreau, la politique ne se vit pas que dans les conseils municipaux et dans les hémicycles, elle se vit en partageant le quotidien du plus grand nombre, ce que je m’attache à faire depuis toujours. Sachez que le quotidien des Français, c’est trop souvent l’inquiétude face au risque d’échec scolaire de leurs enfants.

C’est bien là tout l’enjeu ! D’après vos calculs, la mise en place de la réforme équivaut à 2 % du budget municipal, cela ne me parait pas déraisonnable au regard de l’urgence. Au lieu de prendre des positions politiciennes, il est temps de travailler collectivement à la réussite de nos enfants et de participer à l’ambition d’un nouveau modèle éducatif.