Maï Haeffelin

Conseillère régionale des Pays de la Loire

Category: Mon mandat à la Région (page 1 of 5)

Actions éducatives : en catimini, Bruno Retailleau supprime la lutte contre les discriminations et la solidarité internationale

La lutte contre les discriminations et la solidarité internationale ont disparu du programme d’actions éducatives dans les lycées et CFA, à la grande surprise des élus d’opposition. Ce nouveau programme a été réalisé pendant l’été, en catimini, et n’a fait l’objet d’aucune concertation malgré les promesses du Président.

« En supprimant ces actions, Bruno Retailleau fait un choix idéologique que nous condamnons. Ce n’est pas la première fois qu’il agit ainsi, les Ligériens doivent prendre conscience qu’il met en œuvre une politique conservatrice », explique Maï Haeffelin, Conseillère régionale.

La lutte contre les discriminations et la solidarité internationale doivent continuer à figurer dans le programme d’actions éducatives. Le rejet de l’autre est une réalité trop présente dans notre société : il faut la combattre et favoriser le vivre-ensemble. La majorité régionale doit revenir sur sa décision dogmatique et permettre aux jeunes Ligériens d’y avoir accès.

Budget régional pour l’éducation : la politique d’abord, l’intérêt général après

Lors de la session du Conseil régional, le 15 avril dernier, je suis intervenue pour défendre les acquis de la politique éducative menée par Jacques Auxiette et pour revenir sur plusieurs interrogations liées aux nouvelles orientations prises par la majorité régionale.

 

Je m’interroge tout d’abord sur l’obstination de la majorité actuelle à reprocher à l’ancienne, le manque d’anticipation de la montée démographique.

De deux choses l’une. Soit les élus de la majorité actuelle ont la mémoire courte, soit elle est sélective.

Courte clarification :

  • Sous la précédente mandature de Jacques Auxiette, c’est parce que nous avions parfaitement conscience de la poussée démographique – une chance pour notre territoire autant qu’une responsabilité – que nous avions initié des études et fait voter la construction de 4 nouveaux lycées en Pays de la Loire.
  • Comme la mauvaise foi n’a pas de limite : il est bon de rappeler que les élus de l’actuelle majorité, qui sous la précédente mandature siégeaient dans l’opposition, n’avaient alors pas voté ces 4 lycées !

Cette prise à partie est dès lors pour le moins mal venue !

Je pourrais aussi parler de la bataille pour l’ouverture du lycée de Beaupréau, ou encore, de celle pour l’augmentation de la capacité de Clisson, mais la droite ne s’en rappelle pas. Jamais ils n’ont soutenu ces combats.

 

Mais il y a bien plus grave que cela…

Car au-delà de cette guéguerre teintée de mauvaise foi qui ne les grandit pas, nous nous alarmons, avec mes collègues, de la baisse des crédits alloués à l’entretien des bâtiments éducatifs (presque divisé par deux). Il n’y a plus qu’à espérer qu’il n’y aura pas de mauvaise surprise d’ici la fin de l’année, ni de lente dégradation des établissements dans lesquels vont chaque jour nos enfants.

 

Enfin, nous le savons tous la lutte contre le décrochage scolaire est un sujet essentiel. Les Régions viennent d’ailleurs d’en obtenir la compétence. Pourtant, seuls 220 000 € y seront consacrés en 2016. Ce budget est en baisse, et c’est peu, beaucoup trop peu pour pouvoir répondre à ce défi majeur.

Alors que dans le même temps, la majorité fait le choix de consacrer 630 000 € pour la création d’une bourse au mérite pour les bacheliers boursiers qui obtiennent la mention très bien. Il y a bien là un choix idéologique : soutenir ceux qui « méritent », plutôt qu’aider ceux qui décrochent.

 

Cette session était-elle le résumé de ce que va devenir la politique éducative régionale ?

 

L’apprentissage une affaire d’homme ?

grenelle de l'apprentissage

Au-delà de la boutade, et en dehors de cette table ronde d’ouverture du grenelle de l’apprentissage au conseil régional  des Pays de la Loire, les jeunes femmes ne représente que 28% des apprenti-e-s. Ouvrir le champs des possibles pour les jeunes filles, voilà bien un sujet trop peu mis en avant lorsque l’on parle de formation.

Deuxième session d’installation, ne pas minimiser l’impact !

Il y a eu peu de retour de la presse en dehors de l’aéroport, qui n’est pourtant pas le cœur des compétences régionales. La droite nous présente cette installation comme très technique, et pourtant il ne faut pas minimiser l’importance de l’organisation de la collectivité, notamment le périmètre de chaque commission. Car il faut bien savoir où seront discutés les dossiers et qui seront les chefs de file pour chaque sujet. Manifestement, la majorité n’est pas très claire sur le sujet.

Nous avions des interrogations, nous avons posé nos questions… Et nous en ressortons en ayant toujours des interrogations !

Quid du sujet «  jeunesses » ? Nous l’avons cherché et encore cherché. Il n’en est fait mention nulle part. Sera-t-il un sujet transversal ? Sous la responsabilité de qui ? Pas de réponse !

Quid d’une stratégie de formation ? La séparation entre formation et apprentissage dans deux commissions, pose des questions. Comment sera gérée la carte des formations ?  La lutte contre le décrochage ? Comment sera organisé le lien entre les deux commissions ? Pas de réponse.

Quelle vision politique à l’international au-delà de la gestion des fonds européens ? Pas de réponse !

Nous restons donc avec nos questions sans réponse. Mais notre volonté de servir le territoire et de répondre aux besoins des habitants demeure intacte : aucun sujet ne doit être oublié !

 

Continuer à construire ensemble: voilà pourquoi je poursuis mon engagement !

C’est une habitude en politique : quand on s’en va, on claque souvent la porte avec fracas et on partage toute sa rancœur.

S’il est coutume de mettre tant d’énergie à faire les comptes en politique, alors j’ai envie plutôt de vous parler positivement des raisons qui me poussent à continuer !

 

J’ai décidé de repartir à la bataille avec Christophe Clergeau.

 

Meeting de lancement de la campagne des régionales 2015 aux Ponts de Cé, avec Christophe Clergeau, Jacques Auxiette, Jean-Marc Ayrault, Johanna Rolland, Philippe Grosvalet

Meeting de lancement de la campagne des régionales 2015 aux Ponts de Cé, avec Christophe Clergeau, Jacques Auxiette, Jean-Marc Ayrault, Johanna Rolland, Philippe Grosvalet

 

Loin de moi l’idée de vous dire que tout va bien. Je côtoie quotidiennement nos concitoyens qui souffrent mais aussi ceux qui se mobilisent pour que cela aille mieux.

Mon mandat d’élue régionale a été jalonné de missions et d’expériences marquantes : Donner sa place à l’apprentissage dans le supérieur, créer un espace de dialogue entre tous les acteurs de l’enseignement supérieur, mettre en place un schéma local de l’enseignement supérieur et la recherche à La Roche-sur-Yon, être aux côtés des employés de Fagor Brandt… Autant de combats auxquels j’ai contribué activement et qui me donnent envie de continuer.

Bien sûr on ne travaille pas seul dans un mandat, les services de la région avec leur expérience et leur professionnalisme sont indispensables à la mise en œuvre des politiques publiques. Et notre volonté pendant ce mandat a été de travailler aussi avec l’ensemble des acteurs du territoire, non seulement pour la mise en œuvre de la politique régionale mais aussi pour la définition d’une stratégie partagée. Pour ne citer qu’un exemple, lors de l’écriture du Schéma régional de l’enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation nous avons organisé 10 ateliers de concertations qui se sont réunis 2 fois chacun pour partager le bilan et porter une ambition commune.

 

Alors oui, je suis fière de mon mandat au sein de la majorité rassemblée autour de Jacques Auxiette. La volonté de Christophe de continuer à construire, avec les habitants des Pays de la Loire et pour les habitants des Pays de la Loire, me donne envie de poursuivre mon engagement.

La première proposition dévoilée par Christophe, visant la gratuité des transports scolaires, va bien dans ce sens : améliorer le quotidien des Ligériens !

Raccordement au très haut débit : pour que le progrès numérique profite à tous !

La fracture numérique, on en parle beaucoup. Notre société est en mutation, les innovations vont très vite, mais leurs bénéfices ne profitent pas encore à toutes et tous.

En engageant 100 millions d’euros pour le très haut débit en Pays de la Loire, dont 23,7 millions € en Vendée, nous cherchons à répondre à ce phénomène par un plan ambitieux et concret. Pour répondre à cet enjeu collectif, c’est bien sûr en concertation avec les collectivités locales que nous agissons, parce que ce travail doit être mené avant tout pour et avec les territoires, et particulièrement ruraux.

 

De fait, nous le savons bien en Vendée : le désenclavement routier permet de sécuriser et faciliter les échanges économiques et l’accès aux services publics, aux activités professionnelles ou associatives, aux visites familiales et amicales. De la même manière, j’en suis persuadée, l’aménagement numérique est une condition de l’équité territoriale pour laquelle nous nous battons chaque jour avec mes collègues de la majorité régionale. Tous les territoires sont concernés par cette transition numérique, et ainsi depuis un mois je me suis déjà rendue à Chantonnay, à Talmont-Saint-Hilaire et à Moreilles pour inaugurer  la montée en débit, et donc en puissance, de ces secteurs vendéens.

 

Alors, de quoi parle-t-on exactement ?

Le développement du très haut débit doit permettre à tous de s’approprier les nouveaux usages numériques. Je retiens particulièrement les bénéfices qui s’ouvriront dans le domaine de l’éducation et de la formation, grâce à un partage facilité des outils pédagogiques. C’est aussi dans le domaine de la santé que le progrès du très haut débit jouera un rôle majeur, en termes de lutte contre la désertification médicale et pour faciliter le maintien à domicile des personnes âgées. Investir dans l’innovation du très haut débit, c’est aussi alimenter très concrètement les capacités de compétitivité et d’innovation de nos entreprises.

 

Le développement du très haut débit s’inscrit d’ailleurs en complément de multiples actions que le Conseil régional mène déjà depuis quelques temps. Nous soutenons l’équipement des lycéens et apprentis avec le dispositif Ordipass, nous encourageons les professionnels de la santé à s’intéresser aux usages de la télémédecine, nous accompagnons les investissements numériques des PME (15 mesures nouvelles pour 2014-2015). Aujourd’hui, le développement du très haut débit contribue à l’amélioration du réseau sur lequel tous ces outils sont utilisés !

 

C’est aussi ça, préparer équitablement un avenir ambitieux pour notre région : faire en sorte que tous les habitants des Pays de la Loire, en ville comme dans les territoires ruraux, puissent avoir un égal accès aux outils, aux informations, aux usages qui feront les Pays de la Loire de demain.

L’éducation de nos jeunes doit rester une de nos priorités !

Vendredi, lors d’une session extraordinaire consacrée aux investissements régionaux, la droite ligérienne s’est laissée aller à un jeu de mauvais goût et de grande irresponsabilité pour l’avenir du territoire et de ses habitants. Alors que la population et les élus ont su faire fi des différences partisanes pour se retrouver autour de la nécessaire création de nouveaux lycées en Pays de la Loire, alors que l’on pouvait être fiers de voir des 4 projets devenir enfin tangibles en Loire-Atlantique et en Vendée, préparant l’arrivée de 100 000 nouveaux jeunes sur notre territoire d’ici à 2040, les élu-e-s de droite sont tout simplement sortis de l’hémicycle pour échapper à leurs responsabilités !

Non, décidément, la droite et la gauche, ce n’est pas pareil ! Un nouveau cap a été franchi au-delà des convictions et des valeurs qui nous éloignent : il semble maintenant qu’en Pays de la Loire « la fin justifie les moyens » pour les élu-e-s de l’UMP. Dans ce qui semble être une malheureuse tentative pour attirer l’attention, leur silence a sacrifié des projets d’avenir tels que les lycées d’Aizenay, Saint-Gilles, Pontchâteau et Nort-sur-Erdre, et cela ne semble pas leur peser sur la conscience. Nos collègues de l’opposition régionale ont peut-être oublié qu’ils sont mandatés par les citoyens de Vendée, de Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire, de Mayenne et de Sarthe ? Ont-ils encore conscience de la signification de ce mandat, des enjeux de la représentation ?

L’éducation de nos jeunes est pourtant une priorité autour de laquelle nous devrions pouvoir nous retrouver ! Cet exemple n’est malheureusement pas isolé, je pense notamment à l’immobilisme du Conseil Général du Maine-et-Loire face au besoin d’un collège public à Beaupréau. Il s’agit de donner aux parents le choix de la scolarisation et surtout d’offrir à nos enfants les moyens de leur réussite ! Alors que le nouveau lycée public des Mauges ouvrira à la rentrée prochaine, face à l’abandon de cette priorité qu’est l’éducation par la droite nous continuerons à nous battre et à soutenir la demande légitime des citoyens d’accéder à un enseignement républicain et laïque !

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