L’Assemblée nationale vient de voter la loi limitant le cumul des mandats. Cette réforme marque la fin du cumul d’un exécutif local et d’un mandat national. 313 députés, de gauche et quelques centristes, se sont prononcés pour ce changement. Malgré les réticences, malgré les objections, le Gouvernement a tenu bon et a porté avec ténacité cette réforme, attendue depuis longtemps par militants et citoyens. Le pouvoir se partage, il faut permettre au plus grand nombre de prendre part à la vie publique.

Mécaniquement, la limitation du cumul des mandats va favoriser l’émergence d’une nouvelle classe politique. C’est en cela une véritable opportunité pour les citoyens de s’impliquer dans la vie publique. Construire ensemble notre avenir, c’est avoir conscience que de nos actes naîtra la société de demain, et ne jamais oublier que la démocratie appartient au peuple. En ne s’intéressant pas à la vie publique, les citoyens mettent en péril ce fondement de notre société. En ne les aidant pas à y prendre part, les politiques ne font que renforcer le fossé entre dirigeants et citoyens.

Mais il faut aller encore plus loin ! La limitation du cumul des mandats devrait aussi s’appliquer dans le temps. Un élu nouvellement désigné ne porte pas le même regard sur les actions à mettre en œuvre, qu’un élu bénéficiant de mandat(s) depuis 20 ans !

Ainsi, je me réjouis de l’avancée que représente la limitation du cumul des mandats, tout en restant lucide sur les efforts qu’il nous reste à faire pour rééquilibrer et partager les pouvoirs.

Pour conclure, je tiens à remercier les parlementaires qui ont eu le courage de voter pour ce changement dans la vie politique française ! A partir de 2017 il ne sera plus possible de cumuler les mandats de Député et Maire, ou encore d’être à la fois Sénateur et Président de Conseil général. Je tiens d’ailleurs à féliciter les candidats aux municipales qui s’appliquent cette règle dès cette année, dont une majorité d’élus engagés à gauche.