Dans les colonnes de Ouest-France, M. Chéreau dénonce mon supposé éloignement des problèmes de l’école : je ne peux laisser cette attaque personnelle sans réponse. Au contraire, toutes les facettes de mon quotidien m’impliquent dans les questions éducatives.

Dans un premier temps, en tant que parent d’élèves scolarisés dans une école publique de Montaigu, je vois le dévouement des équipes pédagogiques. Je constate la fatigue des élèves après des journées trop chargées. Il faut urgemment, je le redis, mettre en place de nouveaux rythmes plus propices à l’apprentissage.

Deuxièmement, je me refuse à être une professionnelle de la politique, et à ce titre je continue d’exercer mon métier d’enseignante au collège Jules Ferry de Montaigu. Je fais cours chaque semaine à 160 élèves de la 6ème à la 3ème : Non, M Chéreau, le respect et la discipline, bien qu’indispensables, ne peuvent suffire pour assurer la réussite de tous.

Enfin, en tant que Vice-présidente du Conseil Régional, je suis en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Mon objectif prioritaire pour la formation est de faire accéder à des études supérieures un plus grand nombre de Ligériens et cela se joue très tôt dans la scolarité.

M. Chéreau, la politique ne se vit pas que dans les conseils municipaux et dans les hémicycles, elle se vit en partageant le quotidien du plus grand nombre, ce que je m’attache à faire depuis toujours. Sachez que le quotidien des Français, c’est trop souvent l’inquiétude face au risque d’échec scolaire de leurs enfants.

C’est bien là tout l’enjeu ! D’après vos calculs, la mise en place de la réforme équivaut à 2 % du budget municipal, cela ne me parait pas déraisonnable au regard de l’urgence. Au lieu de prendre des positions politiciennes, il est temps de travailler collectivement à la réussite de nos enfants et de participer à l’ambition d’un nouveau modèle éducatif.